Prévention des chutes de hauteur : ne mettons pas la charrue avant les bœufs!

Au fil de nos interventions dans les entreprises , nous constatons une amélioration de la prise en compte des risques de chute de hauteur. Le gros travail menée sur l’évaluation des risques y est pour beaucoup.

Cependant des incohérences récurrentes subsistent. Elles altèrent considérablement l’efficacité des mesures mise en œuvre.

Une « FAQ » des problématiques les plus fréquemment remontées dans les entreprises :

  • Sur ce chantier, l’inspection du travail nous dit que nous devrions intervenir en protection collective. Qu’est ce qui doit orienter le choix des moyens de protection des chutes à mettre en œuvre ?
  • Le formation  travaux en hauteur que nous avons réalisée ne semble pas adaptée à nos postes de travail, pourquoi,
  • Le formateur nous dit que les EPI de prévention des chutes que nous avons achetés ne semblent pas adaptés à ce que nous faisons, pourquoi ?
  • Le coordinateur SPS du chantier  ou le responsable sécurité de l’entreprise nous demande un mode opératoire, de quoi s’agit-il
  • On nous demande la liste des points d’ancrage. De quoi s’agit-il et quelles sont les exigences ?

Ces problèmes se posent quand  la chronologie, pourtant bien définie par les Principes Généraux de prévention (repris dans le code du travail par l’article L4121-2), n’est pas respectée.

Dans le domaine des risques de chutes de hauteur, nous constatons que l’acte de formation intervient prématurément et qu’on lui attribue des missions qui ne lui incombent pas. Il est trop souvent imaginé que la formation permettra de définir les modes opératoires, de choisir le matériel et de définir les points d’ancrages. Au passage, rappelons que cela est de la responsabilité du chef d’établissement et non du centre de formation.  Ce fonctionnement est préjudiciable à l’ensemble de la démarche.

 

Les étapes incontournables de la construction d’une démarche de prévention des chutes de hauteur.

  1. Evaluation des risques spécifiquement sur le ou les postes de travail  en hauteur, choix des moyens de protection.
  2. Définition des modes opératoires à mettre en œuvre en fonction des pré-requis du personnel et de la tache à réaliser.
  3. Etudes des ancrages disponibles ou a mettre en œuvre. Contrôle de réception.
  4. Choix d’EPI adaptés à l’environnement et aux risques.
  5. Formation adaptée avec mise en œuvre du mode opératoire et utilisation des EPI choisis.
  6. Suivi des formations, formation renforcée du personnel intérimaire, recyclage suivant périodicité définie.
  7. Suivi des dispositifs d’ancrage et des EPI au regard des vérifications périodiques.
  8. Gestion des équipements et installations, mise à jour des registres de sécurité, veille réglementaire et technique.

En conclusion :
Une vision globale de la démarche de prévention des chutes permet de prendre conscience de l’importance des actions à mener préalablement à la formation.

Un poste de travail de travail en hauteur n’est pas quelque chose d’anodin. Le choix du mode opératoire, des équipements, la définition ou la création de points d’ancrage et l’identification du cadre réglementaire  fait  appel a des connaissances très spécifiques et à une analyse précise.

Au premier contact avec nos clients nous mettons en avant le bien fondé des missions de conseil et d’assistance technique que nous pouvons proposer. Ces missions sont à réaliser dès le départ de la démarche.

Nous sommes plus que jamais convaincus que, dans ces conditions, nous pourrons réaliser derrière une formation pertinente et que, plus globalement ,  nous mettons ensemble, toutes  les chances pour parvenir aux objectifs.